Chroniques – Crass – Chansons d’amour

Crass - Chansons d'amour Présentation du livre

« Le titre de ce recueil de textes sonne comme une blague pour ceux qui douteraient du rapport entre punk, anarchie et humanisme. Ce collectif d’artistes de tous âges et tous niveaux socioculturels, s’est formé en 1977 et s’est sabordé, comme cela était annoncé avec cette ironie discrète : « Nous arrêterions le groupe en 1984, ce qui, Big Brother ou pas, nous donnait sept années pour changer le monde, et le reste de nos vies pour nous dé désinstitutionnaliser nous-mêmes. » à la mort du groupe, ses membres ont poursuivi leurs activités et prolongé leur réflexion. Leur maison est devenue progressivement un lieu de passage pour des alternatifs du monde entier encore subjugués par la force que Crass communiquait. Leur impact a été bien plus profond dans l’Angleterre de Thatcher qu’en France. Les pessimistes d’alors, aux jeunesses et adolescences gâchées par la crainte de la bombe nucléaire, ont trouvé via le groupe un moyen de se libérer, d’oser faire et dire ce qu’ils souhaitaient, ont réussi à être eux-mêmes, intégralement et dans le respect de la dignité des autres. « Nous n’étions pas des imbéciles à l’époque et nous ne sommes toujours pas des imbéciles aujourd’hui, mais cela a pris un temps fou au courant dominant pour enfin en prendre conscience. » Sylvain Nicolino, La Femelle du Requin, Obskure (extrait)

CHRONIQUES DE LA 1re ÉDITION et de la 2e ÉDITION :

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