Chansons d’Amour, Crass, annonce Feuille d’infos CIRA n°240, décembre 2021

PUNK. Crass est un groupe anarchiste punk anglais qui a inspiré de nombreux acteurs de l’underground entre 1977 et 1984. Ce recueil rassemble toutes les paroles des 82 chansons de leur répertoire ainsi que des slogans et des coups de gueule. Au centre de leur philosophie, on trouve les thèmes de la libre-pensée, de l’enthousiasme, de la créativité, de la paix et de l’amour…
Chansons d’amour par Crass. 2e édition révisée. Rytrut, 2021. 279 pages. 20 euros.

CHANSONS D’AMOUR, CRASS

 

Sur la Route avec les Ramones, Monte A. Melnick + Frank Meyer, chronique Sono Mag #473, octobre 2021

Sono Mag #473, octobre 2021

AU COEUR DE LA MACHINE

SUR LA ROUTE AVEC LES RAMONES

Au fil des 2 263 concerts que donna le groupe aux Etats-Unis et un peu partout dans le monde durant ses 22 années d’existence, l’ancien roadie, devenu tour manager, Monte A. Melnick a recueilli une multitude de documents et d’anecdotes qui nous immergent dans le quotidien peu commun des Ramones.

Le métier de Monte ? Gérer l’ingérable. Entre le caractère de l’autoritaire Johnny, les TOC de Joey, l’excentricité de Dee Dee et de Marky, sa vie n’était pas facile tous les jours, et rien ne manque au tableau : arrestations, bagarres, passages à l’hôpital, histoires de cœur, drogues et drames en tous genres.

Très richement illustré d’archives souvent inédites, ce beau livre donne la parole aux multiples protagonistes impliqués dans la carrière du groupe, sans oublier les équipes techniques son et lumière, les backlineurs, le « merch » ou les chauffeurs. Une vraie thérapie en ces temps privés de tournées.

Par Monte A. Melnick et Frank Meyer, traduit par Ladzi Galai – Editions Rytrut – 310 pages – 24 x 19 cm

Présentation du livre

LAISSE LA COLÈRE S’EXPRIMER – Joe Strummer, le punk et le mouvement de la citoyenneté mondiale, Antonino D’Ambrosio, par Blam Blam, Punkulture 9, décembre 2021

Joe Strummer, Laisse la colère s'exprimer, Antonino D'ambrosio rectoLAISSE LA COLERE S’EXPRIMER, Joe Strummer, le punk et le mouvement de la citoyenneté mondiale. ANTONIO D’AMBROSIO avec 18 contributeurs ! (Rytrut 2020).

« Laisse la colère s’exprimer » est une passionnante compilation d’articles collectés au fil du temps sur ce bon vieux Joe et la nébuleuse Clashienne ! Cela commence avec l’interview des Clash en 1976 pour le fanzine Sniffin’ Glue et cela se poursuit avec des traductions d’articles de presse anglophones très intéressants (Ah ce reportage en immersion de Sylvie Simmons sur la tournée US ’79 !) jusqu’à une interview de Joe publiée post mortem en 2003. Les documents d’époque sont mixés avec d’autres papiers spécialement écrits pour ce livre coordonné, accouché et écrit, en partie, par l’américain Antonino d’Ambrosio, et qui est sorti en anglais en 2012. Antonino a aussi réalisé un film documentaire en parallèle « Let Fury Have the Hour » !

Les nombreux contributeurs, qui vont de Wayne Kramer du légendaire groupe « révolutionnaire » MC5 à Chuck D de Public Enemy en passant par un bel éventail d' »écrivants », dressent un portrait touchant et sensible de Joe tout en analysant et disséquant son œuvre, son influence, son aura, ses « combats artistico-politiques » et le lien qu’ils entretiennent avec notre chanteur guitariste rythmique, parolier et acteur intermittent disparu en 2002 à 50 ans. Le livre ne donne pas dans le culte de la personnalité (combattre l’égo souvent prêt à déborder, s’investir dans le collectif et développer l’altruisme éclairé était l’un des mots d’ordre de Joe) et montre bien certaines contradictions inévitables du fameux punk rocker « gauchiste altermondialiste ».

Le bouquin, décrit aussi l’influence de la bande à Joe sur la musique, la culture… et la vie qui nous entoure. Et si la « révolution » clashienne n’a pas abouti sur des lendemains qui chantent, elle a inspiré beaucoup de rébellions musicales et de voix de traverses et a développé l’esprit DIY international (oui, un paradoxe de plus pour un groupe dont on suivait le match avec CBS dans la presse et sur certains disques !)

Sorti en catimini fin 2020 par Rytrut, qui avait déjà publié -entre autres- en français « Typical Girls » la fantastique bio des Slits (voir punkulture 4), « Laisse la colère s’exprimer » (plus de 350 pages denses illustrées avec photos et affiches) mérite vraiment le détour pour son originalité philosophique (ce n’est pas une bio), l’éclairage mis sur la résistance créative et l’ouverture d’esprit au monde et à la diversité musicale prônées et pratiquées par Joe et ses amis !

Blam Blam, Punkulture 9, décembre 2021

Présentation du livre

Catalogue Fanzinothèque Grenobloise, 17 juin 2021, témoignage de Terro (alias Ladzi Galai), co-éditeur d’un des premiers fanzine local (1983-1985).

FANZINOTHÈQUE GRENOBLOISE

CATALOGUE 1983 – 2020, publié le 17 juin 2021

UNE ARCHIVE DE 176 FANZINES

La Fanzinothèque Grenobloise a été inaugurée en décembre 2018 au local autogéré. Elle rassemble les fanzines qui ont accompagné la scène punk, anarchiste, féministe, diy à Grenoble durant plus de 35 ans et qui forment ainsi une partie de ses archives. Chaque fanzine présenté dans ce catalogue est disponible en consultation. La fanzinothèque comporte à ce jour 176 fanzines. Si vous avez en votre possession des fanzines non-recensés dans ce catalogue, ou des infos supplémentaires, vous pouvez nous écrire à lokal_autogere@no-log.org. Ce catalogue a été conçu par Thomas à l’hiver-printemps 2021. Baptiste, Carole, Émil, Hilda, Mélo, Nicolas, Romain, Sylvain, Terro, Vanessa ont contribué par leurs témoignages. Richard a fait la relecture. Il a été imprimé en 100 exemplaires à Duplidocus, au 102 rue d’Alembert. En hommage à notre ami et co-amoureux des fanzines  et du punk D.I.Y. en général  Clive. Un grand merci à toutes les personnes qui ont fait dons de zines issus de leurs collections/archives. La fanzinothèque grenobloise se situe au local autogéré, 7 rue pierre dupont, 38000 Grenoble

TÉMOIGNAGES (extrait)

TERRO

Inquiétude, Noire Inquiétude

« Je suis dans le punk depuis 1977. J’avais 13 ans quand tout a commencé pour moi. Des proches m’avaient initiés au rock l’année précédente et j’étais en mesure de comprendre ce que tout cela représentait. La musique était vitale, créative, chaque groupe développait son propre style. Le mouvement n’était pas sexiste, il y avait plein de filles qui jouaient avec des mecs, qui montaient leur propre groupe, faisaient des zines ou étaient dans les orgas. Ce qu’on recevait au début venait principalement du Royaume-Uni, puis progressivement d’Amérique et plus tard d’autres pays. Pas mal de filles se sont éloignées du mouvement au milieu des années 80 face au machisme et à la violence apparaissant dans le hardcore, mais cela s’est produit principalement au États-Unis. Là encore un mouvement créatif musicalement tout en étant souvent plus rapide, qui s’édulcorera dans les années 90, mais dont les musiciens les plus doués ou les plus chanceux continueront toute leur vie. La musique c’est la vie pour beaucoup et pas un coup de pub qui vous mettra en avant un certain temps. Mais c’est aussi de la créativité éphémère vu le nombre de groupes géniaux n’ayant réalisé qu’un ou deux albums, parfois qu’un ou deux singles ; dont une multitude qu’on a pu découvrir grâce développement d’internet. Au début des années 80, au Royaume-Uni, c’est la violence skinhead qui sapera le mouvement punk. L’extrême droite s’étant emparée du mouvement skinhead originel qui n’était pas raciste mais écoutait de la musique noire, pour le détourner à ses fins politique. Cette gangrène s’est ensuite propagée ailleurs dans le monde, et nous en avons aussi fait les frais en France au milieu de cette décennie ou des concerts furent parfois gâchés. « If the Kids were united » Ce ne fut malheureusement pas le cas, ou alors dans la connerie, mais par groupuscules interposés !

Entre 1977 et 1982 j’achetais régulièrement les habituels mensuels de rock, m’intéressant à l’histoire de la musique et étant en quête de découverte de nouveaux groupes à écouter. A partir de 1979, toute la presse disait que le punk était mort, suite à la fin en queue-de-poisson des Sex Pistols puis la tragédie qui a suivi. Pour eux il fallait passer à autre chose. Mais c’était trop tard, le déclic avait eu lieu dans le monde entier, des groupes se sont crées de partout et cela n’a jamais cessé. Mais cette presse n’en parlait presque pas, elle se rabattait souvent sur ses élites rock préférées et j’en avais marre de lire des chroniques à côté de la plaque de disques que j’adorais. Cet autre chose sera étiqueté new wave ou power pop et plus tard post-punk, des termes génériques qui permettent tout de même de situer car ces styles comportent une diversité et une richesse à couper le souffle.

J’ai commencé a apprendre la musique à 7 ans et jouerais à partir de 1982 dans quelques groupes ou projets, mais sans jamais aller vraiment au bout. J’ai été plutôt bordélique à ce niveau là. Mais j’ai toujours continué à dénicher des trucs à écouter, que ce soit la découverte d’anciens groupes inconnus jusque-là ou de plus récents qui arrivent à m’accrocher. Depuis l’avènement du punk à l’échelle planétaire, grâce à, bien obligé de le dire, Nirvana, n’en déplaise aux belus, qui était un très bon groupe, une nouvelle génération de groupes est née, et il y aura à boire et à manger : un certain nombre de groupes intéressants et créatifs mais aussi et en majorité, une flopée de pop rock variété mélodique binaire et super chiante qui s’évertuera à se présenter sous la bannière du « punk ». Si vous crachez sur le passé sans vous y être vraiment intéressé, sans connaître les origines, pourquoi utiliser cette étiquette, vous n’aviez qu’à inventer la vôtre – ce que beaucoup ont fait d’un autre côté vu la diversité des sous-genres. Tous les groupes punk ’77 avait baigné dans les cultures précédentes pour faire leur propre truc, le rock ‘n’ roll, le pub rock, le glam, et le prog qu’il ne fallait pas mentionner à l’époque car ce n’était pas « in » .

Au début des années 80, d’autres magazines de rock voyaient le jour, mais sans pouvoir dépasser un ou deux numéros, la concurrence avec les têtes de proue était difficile. En 1983, avec quelques pote de lycée, on a commencé un zine pour parler de la scène rock locale et de la scène punk et new wave britannique. Il n’y a jamais eu foncièrement de scène punk à Grenoble, plus un fourre tout de groupes iconoclastes. Par contre il y aura un public pour les concerts de groupes punk venus d’ailleurs et qui joueront aussi plus tard dans les squats. Le zine s’appelait Inquiétude. C’était artisanal. Chacun faisait un article de son choix, des chroniques de disques qu’il avait dégotés, ou la petite interview d’un groupe, soit envoyés par la poste, soit réalisée après un concert avec un musicien tout en sueur. Il y avait aussi des textes plus personnels, des états d’âmes, des règlements de comptes ! Les quatre numéros (de 0 à -3) ont été ronéotypés par moi-même et la secrétaire de mon père (qui était aussi la sœur de ma copine) à la Bourse du Travail, située en face de Grand-Place après avoir quitté les locaux de la Maison des Associations. Mon père était permanent syndical à la CGT. Le zine était donc soutenu par les communistes ; il l’aurait été par les communards ! Une chose est claire, je ne suis ni un bourge ni un fils à papa qui était dans le punk. Un des petits articles que j’avais écrit était sur Crass, on avait aussi envie de parler de la scène anarcho-punk alors ignorée des médias, de la scène goth, qu’on appelait cold wave en France, et la « seconde vague punk », qui ne s’avérera que plus tard avoir été une seconde vague, car pour nous c’était la continuité. Les médias avaient enterré le punk, beaucoup ont décroché, mais pas moi ; j’aurais presque failli y succomber mais je n’ai jamais lâché le morceau ! Inquiétude a ensuite fusionné par connivence avec Noire Vision, le petit zine réalisé par une seule personne, Sukub, pour devenir Noire Inquiétude, en 1984. Même principe mais plus gros et avec plus d’intervenants. Il y a eu trois numéros. De la ronéo, on est passé à la photocopie. Je le les ai imprimé sur la photocopieuse du bâtiment informatique de Merlin-Gerin où j’étais gardien pendant neuf mois : merci les ingénieurs ! On laissait le zine en dépôt à Rock Contact, rue de La Poste et à Bunker, rue Lakanal. On a tout écoulé, mais le tirage ne devait être que de cinquante exemplaires, pas plus de cent en tout cas, on ne les as pas retirés. Puis avec Noire Inquiétude on a organisé un festival sur deux jours à la Chapelle Sainte-Marie-d’en-Bas, qui n’était pas encore un théâtre mais une grande salle. Gilles de Rock Contact nous a fortement encouragé car ce genre d’initiative de jeunes n’était pas fréquent à l’époque. On a invité Bérurier Noir et Ausweis de Paris, Haine Brigade et Tribu Choctaw, un groupe rock arty de Lyon, Division Nocturne, je sais plus d’où. De Grenoble, y avait aussi à l’affiche Oulianov, Inquiétude et un groupe surprise, ce devait être la performance de Sukub, Groupe 33. Inquiétude, le groupe de l’équipe du zine n’a finalement pas joué. Pour moi ce n’était pas grave car j’avais déjà envie de me casser, je nous trouvais mauvais ! On devait jouer en dernier après Ausweis, non pas qu’on était la tête d’affiche mais parce qu’Ausweis voulaient rentrer direct à Paris après le concert. Ce qui s’est passé c’est que les mecs des Pancho Villas étaient inscrits sur l’affiche et les flyers, car on les avait invités au festival après les avoir vus jouer dans une MJC. C’était un peu bourrin mais ils étaient fans de Stiff Little Fingers. Je ne sais pas vraiment comment Sukub avait négocié le plan avec eux, en tout cas ils ne sont pas venus jouer… ils sont venus foutre la merde. Le 2e soir, à la fin du concert d’Ausweis, un pote des Pancho Villas, sûrement le plus intelligent, est allé devant la scène et a balancé je sais plus quoi dans la batterie de Janko, puis il est parti en courant rejoindre sa bande dehors. Hugo, le chanteur d’Ausweis, est sorti avec une barre d’échafaudage voulant en découdre avec les relous. On est sorti parlementer, y a pas eu baston finalement, étrangement… Et on a terminé la soirée là-dessus. Sukub était dégoûté, mais on a quand même fait un bon festival. Au départ les Wampas étaient aussi prévus, ils ont annulé mais leur nom était déjà sur l’affiche. En fait, il me semble que les « vrais rockers » avaient la hantise des boites à rythmes. Voilà à quoi se résumait le punk à Grenoble en cette période, il n’y avait pas vraiment de scène. Je ne parle pas des concerts de groupes d’ailleurs organisés dans des lieux comme La Taverne, La Zone Interdite, le Magic ou L’Entrepôt où on a pu voir de bons groupes punk. Les concerts en squats se sont développés un peu plus tard. Grenoble était plus une ville rock et reggae que punk. Il y a des gens qui se revendiquent du punk maintenant mais qui crachaient dessus dans les années 80.

Quand à Inquiétude, le groupe, ce n’était qu’un projet prétentieux et infructueux de débutants que j’ai arrêté au bout de six mois. J’étais bien branché post-punk, goth-punk comme UK Decay à ce moment-là. J’ai amené les compos, assez sombres du coup, mais musicalement ça ne tenait pas la route. Jej Ravage – qu’on avait rencontré aux concerts et qui fera ensuite l’émission radio Poupée Vaudou avec Fil Cherence – est passé nous voir en répète à La Clé de Sol, c’était en ’85, et il tombe sur une dispute entre moi et Lobo, le clavier. Il est bien tombé, le groupe l’a engagé ! Je me suis cassé, lui laissant ma basse, mon ampli et mes textes ! Ils ont continué sous le nom Nord Inquiétude, ce qui évoque aussi le nom du zine. Deux ans après je commencerai deux projets cool, Dirty Husbands avec Lobo et Hermaphrodisiak avec Jej. On a fait des démos du tonnerre mais ce n’est pas allé plus loin. Ça aurait pu faire deux putains de bons groupes, mais j’étais trop instable… comme tout ce que j’ai entrepris dans ma carrière musicale, c’est resté éphémère, c’est de destin !

Pour revenir au festival de Noire Inquiétude, Le 3e et dernier numéro du zine sortira ensuite, faisant apparaître une interview des Bérus après leur concert, réalisée par Sukub, j’étais aussi présent. Le groupe a dormi à la maison, à Villeneuve. J’échangeai les zines avec d’autres zines provenant d’autres villes de l’hexagone. Ça foisonnait, c’était le début de la scène dite rock alternatif, Ce sont les zines qui ont aidé à rendre populaires les Bérus et tout un tas d’autres groupes. J’achetais mes disques chez les disquaires, même à la Fnac de Grand Place pendant plusieurs années, c’était juste un disquaire avec deux caisses et on pouvait écouter les disques. Puis j’ai commencé à les commander directement aux labels ou aux distros. J’ai commandé les trois premiers albums de Crass chez New Rose à Paris et acheté les trois derniers à la Fnac. Puis sur des VPC aux États-Unis : Subterranean Records, SST. J’ai fais moi-même mes premiers tee-shirts puis en commandais à une boutique de Paris appelée Harry Cover.

Entre 1985 et 1992, j’ai eu ma période mail-art, beaucoup d’échanges internationaux avec des tape-labels de home music, On a monté R.R. Products, sorti une trentaine de K7 albums ou démos, et quelques compilations à thèmes dont « Disco Totem » et « La Folie » en 1988, qui étaient accompagnées de deux gros graphzines, avec des photocopies de qualités (ça changeait de l’impression grisâtre des zines précédents). Il y avait un papetier place Vaucanson qui avait une super photocopieuse moderne, l’impression était bien noire et le mec qui faisait les tirages était très sympa : plein de monde allait imprimer chez lui, il a fini par être débordé !

En 1986, j’ai fait un TUC radio à Kaleidoscope, c’étaient les premières années des radios libres. Elle était installée en haut d’une tour au Village Olympique. J’ai fait la technique de quelques émissions et avais une programmation libre pendant quatre heures le matin, sans nom d’émission. Je passais les trucs les plus improbables possible qu’on n’entendait jamais en radio. Une fois une auditrice mécontente m’a appelé en disant que ça craignait de passer de la musique aussi bizarre. Puis la radio s’est fait cambrioler. Avec Vincent, le bosse, on l’a déménagée dans des locaux à côté d’une cantine. Comme j’avais un CAP de maçon, j’ai passé les mois suivant de mon stage à installer des locaux plutôt qu’à faire de la radio. Merde, je n’avais pas vocation à travailler dans le bâtiment !

Puis 2000 est arrivé, tout a changé, mais rien n’a vraiment changé. Beaucoup de mentalités se voulant évolutionnistes se montreront finalement rétrogrades. Le punk a perduré de bien différentes manières. Les squats ont continué avec leurs activités arty, j’y allais parfois, y ai un peu participé ; les squats ne sont pas foncièrement associés au punk même si certains utilisent le terme, et existaient déjà dans les années 70 au temps des hippies de toute façon. Je passerai bientôt à l’édition de livres sur la musique avec Rytrut, exclusivement des traductions de livres et de bios parlant de groupes anglophones, surtout affiliés à la culture punk, celle que j’affectionne le plus. Je suis resté indépendant, donc non affilié aux quelques groupes médiatiques et éditoriaux qui gèrent le marché. Nous avons aussi certaines contraintes car nous signons des contrats avec d’autres éditeurs étrangers et ne sommes pas si soutenus que ça. Ce qui compte c’est que ça intéresse des gens, suffisamment pour continuer d’exister. Pour moi, c’est la suite logique, j’ai continué à vivre ma passion et il n’y a pas qu’une seule manière de le faire. Le punk est un état d’esprit, bien sûr… mais aussi un style de musique, quoi qu’on en dise ; et les chances d’y accéder ne sont pas égales pour tout le monde dans le contexte d’une société telle que la notre. Voilà tout ce que m’a évoqué le souvenir du zine ! »

– Terro, 22 mai 2021

« You’ll Ruin It for Every One », Crass, texte Mark Hodkinson, Pomona Sounds 2001

CHANSONS D’AMOUR, CRASS

Crass « You’ll Ruin It for Every One », 2001
Texte apparaissant dans le livret de la réédition CD
,
traduit par Paul Vincent

par Mark Hodkinson, POMONA Sounds

« You’ll ruin it for everyone » (vous allez tout ruiner pour les autres) est l’enregistrement d’une performance du groupe anarchiste Crass. Ce concert a eu lieu le 4 juillet 1981 au Lesser City Hall, Perth, Ecosse. Sorti une première fois en 1996 à 1000 exemplaires, nous avons décidé de le re-sortir avec une nouvelle pochette et un livret revisité.

Durant le printemps 1981, il y a eu des perturbations civiles dans l’ensemble du Royaume-Unis. En juillet, alors qu’un été humide exacerbait une colère montante, des villes comme Londres, Birmingham, Liverpool, Manchester et Bristol étaient sujettes à des émeutes violentes. Des vitres brisés, des voitures retournées, des bouteilles de lait remplies d’essence. Des jeunes terrorisaient leurs propre environnement et la police était amené à faire des heures supplémentaires à outrance. Le Parlement a fait passé une loi d’urgence interdisant n’importe quel rassemblement de plus de trois personnes dans les lieux publics.

Crass étaient par déveine en tournée à cette période, confrontés au nihilisme ambiant dans des endroits isolés où la colère mise à nue, souvent à son encontre, était courante. Portée à son comble à Perth, une ville en Écosse du nord, habituellement tranquille, mais polluée cette nuit là par assez de rustres pour qu’ils aient leur propre version turpide d’une émeute. Les instigateurs, apparemment des sympathisants du National Front, s’étaient volontairement rendus dans cette ville pour semer le trouble.

Ailleurs dans le livret, des gens présents ce soir là écrivent au sujet de cette expérience. L’enregistrement du concert, régulièrement interrompu par des appel au calme, parle pour lui-même.

Crass étaient une cible facile ; ils ont entraîné la confusion par inadvertance. L’imagerie du groupe, les paroles, le graphisme et leur musique furieuse ont reçu l’hostilité de l’aura. Cela confondait les limites – passion/violence, énergie/agressivité, amour/haine – et invitait les esprits éveillés à discerner les messages. Leur définition de l’anarchie était la liberté pour chacun de faire ce qu’il lui plait, à condition que cela ne nuise à personne d’autre dans le processus. Ce n’était pas un manifeste d’insouciance ou d’égoïsme : c’était le malentendu à Perth.

Il est évidemment plus facile de ne pas réfléchir, de voir simplement la caricature, l’accord puissant, la diatribe, l’uniformité du noir. Et d’être assez perturbé par cela pour ensuite souhaiter le détruire. Pour beaucoup cependant, Crass étaient une inspiration. Ils sont devenus un cri de ralliement pour des groupes, poètes, auteurs, artistes. Ils ont chacun et chacune voulu faire partie de cette contre-culture motivée, pour une fois, non par l’avidité ou l’ego mais par la créativité pour l’intérêt qu’elle suscite.

Leur position étant accidentellement devenue évangélique, c’était avec raison qu’en 1984, ils prennent chacun et chacune leurs propres chemins. Ils avaient atteint leur objectif ; un accès d’urgence, une graine plantée, puis disparaître pour jouer le rôle de leurs vies individuelles.

Ce CD a été masteurisé à partir de la bande enregistrée directement par la table de mixage à Perth. Elle n’a été re-mixée en aucune façon. La qualité du son, pourtant de meilleur qualité que bien des bootlegs (éditions pirates), n’est pas fantastique. Crass ont donné leur accord pour que puisse sortir ce projet entrepris par Pomona Sounds. La bande a été aimablement fournie par Andy T, lui-même un artiste sorti sur Crass Records.

Elle est présentée ici dans l’espoir vain que (le fantôme de) Crass puisse de nouveau inciter à la libre-pensée, l’enthousiasme, l’ingéniosité, des tonnes de soupe de lentille et un zeste d’amour, de paix et d’anarchie. Nous pourrions tout faire avec un peu de tout cela…

« Typical Girls? L’Histoire des Slits » – 2e édition – de Zoë Howe

Badges The Slits

RYTRUT, ISBN 978-2-9546441-3-4

Auteure : Zoë Howe
Traduit de l’anglais par Ladzi Galaï & Lydie Barbarian
Mise en page et index : Cripure

Réalisation couverture : Marylène Conçalves
Photo 1re de couverture : Pennie Smith
Photo 4e de couverture : Caroline Coon

Format 15 x 21 cm, poids 624 g
324 pages, intérieur N/B, papier couché
Broché, couverture mat pelliculée

Inclut 72 photos
Ajoute un index à l’édition anglaise
et 15 photos supplémentaires
2e édition révisée de 2017
A nouveau disponible : 14 février 2022
R-015, Prix public : 21,00 €

INDEX     DISCOGRAPHIE     CHRONIQUES

Inclut des photographies de : Pennie Smith, Ray Stevenson, Christine Robertson, David Corio, Ian Dickson, Desmond Letts, Liliane Vittori, June Ashley, Erica Echenberg, Shirley O’Loughlin, Lee Greenwood, Jull Furmanowsky, Mick Mercer, Adrian Boot, Philippe Carly, Gab Archives, Michael Putman, Tara Birch, Janette Beckman, Veuige, Kevin Cummins, Legall, Piova, Bob Gruen, Caroline Coon, Nora Forster et des collections de Viv Albertine, Tessa Pollitt et Zoë Howe.

Livre dédié à Ari Up (Ariane Forster 1962-2010).
Zoë Howe a travaillé à l’écriture de son premier livre durant cinq ans.

The Slits vous offre ce pack de 3 badges, réservé pour les commandes sur la boutique Rytrut.

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 SOMMAIRE

– À propos de l’auteure
– Introduction
– Remerciements
– Chronologie
– Typical Girls ? L’histoire des Slits
(18 chapitres)
– Nécrologie
– Discographie
– Bibliographie
– Index des noms

4e de couverture :

Follement rebelles et étonnamment inventives, The Slits étaient en avance sur leur temps. Bien qu’ayant créé une musique hybride et unique, entre dub reggae, post-punk, rythmes africains, funk et free-jazz, elles furent souvent décriées comme ne sachant pas jouer. Leurs chansons étaient amusantes et intuitives, tandis que leur premier album défiait les perceptions du punk et des groupes de fillesmais elles étaient encore mal comprises. De plus, cette pochette où elles apparaissent seins nus et enduites de boue engendra davantage d’incompréhension envers les premières dames du punk. Mais elles n’avaient pas encore dit leur dernier mot.

Trop longtemps considérées comme une note dans la marge de l’histoire du rock, The Slits obtiennent enfin une audience équitable dans cette biographie révélatrice. De leurs débuts chaotiques à leurs disques fantastiques en passant par les tournées pittoresques, sessions d’enregistrement épiques et reformations épatantes de la première décennie du siècle nouveau, The Slits ont aussi eu une forte influence sur le mouvement Riot Grrrl et resteront gravées dans l’imaginaire collectif.

L’auteure Zoë Howe s’entretient avec The Slits elles-mêmes, ainsi qu’avec Don Letts, leur premier manageur, Keith Levene, leur mentor et guitariste de PiL, et beaucoup d’autres amis et collègues. Ensemble, ils découvrent comment est précisément arrivé le phénomène des Slits et célèbrent l’héritage d’un groupe précurseur qui a tardé à obtenir des louanges méritées.

A propos de l’auteure :

Zoë Howe est auteure free-lance, journaliste et éditrice d’Iceland Music Export. Elle a contribué à des publications pour The Quietus, Company, Classic Rock, Channel 4 Music, ITV, New Musical Express, Jazzwise, Notion, Contemporary Magazine, et elle est apparue sur les chaînes E4, Planet Rock, BBC 6 Music, Absolute Radio. Elle a interviewé et réalisé des articles de presse et des notes de pochettes pour un bon nombre d’artistes de divers horizons tels que Bardi Johannsson, Command V, Poly Styrene, Biffy Clyro, Mariah Carey, Pete Townshend, Macy Gray, Anna Friel, Suggs, James Chance, Wilko Johnson, Maximo Park, Mugison, Human League, Adrian Utley (Portishead), The Raincoats, Keith Levene, Amon Tobin, Duke Spirit, The Twang, Pauline Black, Gareth Sager (The Pop Group), Son Of Dave ; ainsi que X Ray Spex, The Blockheads et The Tiger Lillies dont elle a été attachée de presse. Zoë Howe a souvent participé au Talking Musical Revolutions de Gavin Martin et a elle-même joué de la batterie avec des artistes tels qu’Anne Pigalle, Yumi Hara, Viv Albertine, Steve Beresford et Mick Jones. En 2009, elle enregistre avec Albertine et Jones à sa Rock ‘n’ Roll Library à Ladbroke Grove. En 2010, elle réalise une série d’émissions basées sur la musique et la psychogéographie pour Resonance FM. Elle présente et coproduit également l’émission radio de musique alternative, Paranoimia, diffusée à travers l’Europe. En 2012, elle publie Wilko Johnson : Looking Back At Me, l’histoire de l’ancien guitariste de Dr. Feelgood, avec qui elle s’est entretenue pour écrire sa biographie. Zoë vit à Londres avec son mari, le batteur de jazz Dylan Howe.

« Que la farce soit avec vous – Paroles 1978-2011 » de Jello Biafra

 

Jello Biafra - Que la farce soit avec vous

Jello Biafra - Que la farce soit avec vous

RYTRUT, ISBN 978-2-9520083-6-5

Auteur : Jello Biafra
Préface : Frank Frejnik
Paroles traduites de l’anglais par Paul Vincent & co
Recherche autobiographique : Ladzi Galaï et intervenants
Mise en page : Cripure et Cédigraphe
Logo de JB : John Yates

Format 15 x 21 cm, 416 pages, Poids 756 g
Papier offset 110 g, intérieur N/B, broché

Inclut 177 pages illustrées dont une BD de 22 pages.
Projet lancé février 2005 et terminé en 2012
en accord avec l’auteur et Alternative Tentacles

Sortie : Avril 2012
Dépôt légal : 30/04/2012
R-007, Prix public : 24,00 €

LISTE DES TITRES     CHRONIQUES

Les paroles de chansons de Jello Biafra en français et en prose, illustrées par 61 peintres et graphistes de France, Belgique, Québec, Tahiti, Berlin et Genève : Melvin, Chester, DDD, Makhno Bruyère, Jean Bourguignon, E.T., BB Coyotte, Torro, XXXprod©, Petite Poissone, Diway, Antoine Duthoit, Laul, Caritte, Anef, Pakito Bolino, Camille Déjoué, Vince Bank, Jean-Sé, BlackJeanJacques, Nuvish, Riton La Mort, Lanj, El Rotringo, Jampur Fraize, Pierre Druilhe, VNBC, Taga, Dav Guedin, Sapiens, Garance L0b0t0mie, Emy Rojas, Benjamin Monti, Cap’taine KRB, Marko Blasting Dead, Tapage, Cécile Jarsaillon, Bob, Julien Saro, Yann HxC, Fifi, Roinmj, Nikola Witko, Richard Suicide, Siris, Pixel Vengeur, Ulrich Totier, Cil, Be Bop A Lula, Burt, Christophe Sénégas, Bruno Charpentier, Captain Nerpik, Marilyne Mangione, Seb Cazes, Deadbrik, Louison Tattoo, Freak City Designs, Zoreille, Lan Prima, Tanxxx

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SOMMAIRE

Introduction de l’éditeur
Préface de Frank Frejnik
1. Fruit frais pour légumes pourrissants
Fresh Fruit for Rotting Vegetables
2. En Dieu nous avons foi, S.A.
In God We Trust, Inc.
3. Les désastres de la chirurgie plastique
 Plastic Surgery Disasters
4. Frankenchrist
 Frankenchrist
5. La démocratie peut aller se coucher
Bedtime for Democracy
6. Donnez-moi les commodités ou donnez-moi la mort
Give Me Convenience or Give Me Death
7. Terminal City Ricochet
 Terminal City Ricochet
8. Dernier cri des voisins portés disparus
Last Scream of the Missing Neighbors
9. Le ciel tombe et je veux ma mamam
The Sky Is Falling and I Want My Mommy
10. Le pouvoir du saindoux
The Power of Lard
11. La dernière tentation de Reid
 The Last Temptation of Reid
12. Pure satisfaction de la mastication
Pure Chewing Satisfaction
13. Le rock des seventies doit mourir
70’s Rock Must Die
14. Cirque Tumeur
 Tumor Circus
15. L’invasion de la petite maison dans la prairie
Prairie Home Invasion
16. En direct de la bataille de Seattle
Live from the Battle in Seattle
17. Ne respire jamais ce que tu ne peux voir
Never Breath What You Can’t See
18. Salut victoire !
Sieg Howdy!
19. L’audace du battage médiatique
The Audacity of Hype
20. Méthodes améliorées du questionnement
Enhanced Methods of Questionning
Table des matières graphiques

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Introduction du livre :

Jello Biafra, un nom marquant et une influence certaine au sein de la culture underground et des scènes indépendantes depuis son premier groupe, Dead Kennedys, en 1978, et sa candidature à l’élection municipale de San Francisco l’année suivante. L’infatigable artiste et activiste politique est plus que jamais impliqué dans son combat contre l’Amérique conservatrice, la droite religieuse et tous les sectarismes aux États-Unis. Il s’est engagé au sein du Green Party depuis plusieurs années et donne régulièrement des conférences, sorties en albums sur le label Alternative Tentacles dont il est l’un des fondateurs. Ce livre offre au lecteur une traduction de ses paroles de chansons écrites pour ses différents groupes et coopérations jusqu’en 2011 : Dead Kennedys, Lard, NoMeansNo, D.O.A., Tumor Circus, Mojo Nixon and The Toadliquors, The No WTO Combo, Melvins, The Guantanamo School of Medicine. Les paroles de Jello Biafra, non dénuées d’humour et de satire, et souvent empruntes de surréalisme proposent un regard critique sur ces sociétés néolibérales qui tentent sans cesse d’engloutir leurs peuples. Autant que sa musique, ses mots nous rappellent l’esprit d’ouverture des acteurs du punk et la nécessité de faire son propre truc, d’exprimer ses propres idées, avec une volonté de sortir des clichés entretenus non seulement par certains médias mais aussi au sein de sa propre communauté. L’aspect piquant, provocateur du verbe étant à la base même de ce mouvement d’expressions variées qu’est le punk, parfois récupéré à toutes les sauces, jusqu’à devenir une caricature ou simplement une formule vendeuse. Le mot d’ordre des conférences de Biafra, dans son registre de lectures publiques : “Ne déteste pas les médias, deviens le média !” est un appel à l’action, à l’engagement pour des causes visant à rétablir une harmonie sur notre planète, plutôt qu’à la fatale marginalisation, qui ne servira au bout du compte que les serfs, les rois et les reines de la manipulation, à des fins avant tout de profits, sous couvert de morale exacerbée et à l’encontre de l’humanité. Le titre de ce livre est tiré d’une insert et de paroles de Lard : May the farce be with you ! – L’éditeur

« Moi, Shithead – Toute une vie dans le punk » de Joey Keithley

"MOI, SHITHEAD – Toute une vie dans le punk" de JOEY KEITHLEY

"MOI, SHITHEAD – Toute une vie dans le punk" de JOEY KEITHLEY

RYTRUT, ISBN 978-2-9520083-5-8

Auteur : Joey Keithley
Préface : Jack Rabid
Traduit de l’anglais par Paul Vincent
d’après I Shithead: A Life in Punk,
Arsenal Pulp Press, Canada 2004
Participation de Raf DIY sur 2 chapitres
Participation de Lionel sur 1 chapitre
Mise en page et index : Cripure
Photo 1e de couverture : Sylvie E. Thorne
Couverture d’après Solo

Format 15 x 21 cm, poids 670 g
312 pages, 85 photos, 196 iconographies

offset, intérieur N/B
, papier couché, relié
couverture pelliculée, 1 marque-page
Ajoute un index à l’édition canadienne
Signé en 2008, sortie : mai 2011
Dépôt légal 12/05/2011
R-006, Prix public : 21,00 €

MARQUE-PAGE    CHRONIQUES     INDEX

Inclut des photographies de : Bev Davies, Lynn Werner, Edward ColverAlex Waterhouse-Harward, Peter Kers, Iain Ross, Villiam, Karen Lee Plessner, Laurence Acland, Eileen Polk, Sylvie E. Thorne, Manfred Rahs

« L’une des personnes de Colombie-Britannique les plus influentes »
Vancouver Sun, 2008

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Ouvrage publié avec le concours de :

 Logo-Slime-zine    Logo-Emegence     Logo-Limoges-Punx     Logo-Maloka

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I, Shithead, a life in punk est un best-seller au Canada !
Arsenal Pulp Press sort le 1er juin 2011 un second livre sur le groupe :
TALK-ACTION = 0 – An Illustrated History of D.O.A.

Vidéos d’archive concernant D.O.A. et d’autres :
BLOODIED BUT UNBOWED aka THEPUNKROCKMOVIE.COM

« Quand nous avons commencé, je pensais que le monde était foireux, mais il m’a fallu quelques années pour me rendre compte à quel point il était bordélique. Ce qui m’a en partie amené au punk rock, en premier lieu, c’est qu’il luttait contre la connerie ; la connerie comme le racisme, le sexisme, l’avidité et le bellicisme. Alors quand on me demande pourquoi je continue de faire ce que je fais aujourd’hui, la réponse est simple : c’est parce que le monde est toujours plein de racisme, de sexisme, d’avidité et de bellicisme. Et de plusieurs manières, c’est encore pire aujourd’hui qu’à l’époque. » – Joey Keithley, Talk – Action = 0, Jan Berman, Don Denton, Laura Keithley

4e de couverture :

Joey Keithley, alias Joey Shithead, a fondé les légendaires pionniers du punk D.O.A. en 1978 – des « rois du punk » qui ont participé au développement de cette contre-culture dans le monde et ont été cités en tant qu’influences par Red Hot Chili Peppers, Green Day, Rancid, The Offspring et d’autres.

Mais le punk est plus qu’un genre musical  : c’est un état d’esprit. D.O.A. a toujours eu une conscience sociale, et a notamment joué en soutien à Greenpeace, aux victimes de viols, aux droits des prisonniers, et à des organisations contre les armes nucléaires et la mondialisation.

Durant plus de trente ans, D.O.A. a partagé l’affiche avec de nombreux groupes, dont les Clash, Ramones, Dead Kennedys, Black Flag, Nirvana, PiL et Minor Threat. Le groupe a également vu deux albums de reprises lui rendre hommage.

Moi, Shithead rapporte les souvenirs de la vie de Joey dans le punk. Les débuts d’une bande de gamins de Vancouver fascinés par ce mouvement en plein essor, à travers une génération désillusionnée par le statu quo : des histoires d’émeutes, de tournées, de concerts, en surmontant toutes sortes d’obstacles avec une pure détermination. Et à travers tout cela, Joey révèle que le slogan de D.O.A. : TALK – ACTION = 0, représente bien plus que de simples mots à ses yeux. Avec une introduction de Jack Rabid, éditeur du magazine musical new-yorkais influent The Big Takeover.

Joey Shithead Keithley, le fondateur de D.O.A. et de Sudden Death Records est un activiste de longue date dans la musique, la politique et l’environnement. Il vit à Vancouver avec sa femme et leurs trois enfants.

« Ils balancent grave. Ils crèvent le plafond. Certains des meilleurs shows que j’ai vus dans ma vie étaient des concerts de D.O.A. Je n’ai jamais vu D.O.A. ne pas être incroyable. » – Henry Rollins (Black Flag, Rollins Band)

« La médecine appropriée dont ont besoin les jeunes esprits pour grandir. » – Jello Biafra (Dead Kennedys, divers)

«  Joey Shithead laisse une empreinte indélébile. » – John Doe (X)

« Ils ont changé la vie de beaucoup de gens. » Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters)

SOMMAIRE

Note de l’auteur
PRÉFACE : Nous sommes tous D.O.A. ! de Jack Rabid
Prélude
CHAPITRE PREMIER : En grandissant

CHAPITRE DEUX : The Skulls
CHAPITRE TROIS : D.O.A. : Les débuts
CHAPITRE QUATRE : Les premières années
CHAPITRE CINQ : Pionniers du punk rock
CHAPITRE SIX : Something Better Change

CHAPITRE SEPT : Hardcore 81
CHAPITRE HUIT : War on 45
CHAPITRE NEUF : Politique, manifs, perturbations
CHAPITRE DIX : 1984
CHAPITRE ONZE : Let’s Wreck the Party

CHAPITRE DOUZE : La tournée sans fin, suite
CHAPITRE TREIZE : To Hell ‘N’ Back
CHAPITRE QUATORZE : True, Strong and Free
CHAPITRE QUINZE : Les choses changent, bordel !
CHAPITRE SEIZE : Not so Quiet on the Western Front
CHAPITRE DIX-SEPT : Muder
CHAPITRE DIX-HUIT : La vie après la mort
Appendices :
D.O.A. Arbre généalogique

D.O.A. Discographie
Index

« Going Underground – punk américain 1979-1992 » de George Hurchalla

 

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« GOING UNDERGROUND – punk américain 1979-1992″ de GEORGE HURCHALLA
RYTRUT, ISBN 978-2-9520083-3-4

Auteur : George Hurchalla
Traduit de l’anglais par Ladzi Galaï
d’après Going Underground: American Punk 1979-1992,
Zuo Press, USA 2006
Photo 1e de couverture :
Randy Turner des Big Boys par Kevin Virobik-Adams
Mise en page et index : Cripure

Format 19 x 25,5 cm, poids 1150 g
400 pages, 515 photos et iconographies
offset, papier couché, intérieur N/B, broché
couverture filmée, 1 marque-page
En accord avec l’auteur et Zuo Press, 2007
Sortie : juin 2009
Dépôt légal : 21/06/2009
R-004, prix public : 21,00

MARQUE-PAGE     CHRONIQUES

Sélection du Prix du Livre Rock 2010 : Affiche

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Extraits :

« Pour moi, L’IDÉE du punk rock est vraiment d’être une personne courageuse, intéressante et créative. Maintenant, je connais tellement de personnes intensément créatives, indépendantes, des artistes DIY, qui n’apprécient pas du tout la musique punk. Mais je sais que cette musique et cette éthique donnaient la force de se surpasser dans la vie, et ça m’a incité à faire quelque chose d’extrêmement positif. » – George Hurchalla

« La fierté que j’ai trouvée chez les Nicaraguayens, quand j’ai visité le pays pendant l’investiture sandiniste, résumait grandement l’esprit DIY ; la dignité rayonnante de s’être soulevé contre le pouvoir en place, d’avoir mené à bien une révolution pour réclamer leur terre, leurs vies, leur avenir. Personne ne le leur avait donné. Ils l’ont pris, et la passion supplémentaire que cela ajouta à leurs vies était remarquable. Je ne revivrais probablement jamais l’expérience d’une autre révolution comme celle-ci. Ils durent se battre comme des diables pour maintenir leur réussite. Beaucoup de plus jeunes musiciens, comme beaucoup de jeunes Nicaraguayens, grandirent dans un environnement où ils n’étaient pas autant marginalisés ou réprimés, et ils n’ont jamais trop pensé à rester engagés dans la révolution. Depuis l’origine, le punk rock ÉTAIT une révolution. Le perpétuel dynamisme de ce mouvement dépendait toujours du fait qu’il subisse des mutations, se réinvente et soit apparenté à l’idée de « révolution permanente » de Trotsky. – George Hurchalla



Durant six années, George Hurchalla s’est entretenu avec des musiciens, des groupes, des rédacteurs de zines, recoupé des informations sur les différentes scènes, laissant s’exprimer leurs acteurs et commentant l’aventure de la musique avec discernement, pour arriver au monument indé que représente ce livre. Celui-ci couvre un large spectre de la musique alternative d’Amérique du Nord de cette période : on y parle de punk rock, de hardcore, de DIY, de rock indé. L‘auteur se réfère aussi à des formations ayant existé avant et après la date butoir annoncée, afin de compléter ses descriptions ou de donner des repères. Il est aussi question de groupes anglais, australiens, d’Amérique du Sud et d’ailleurs intervenant dans le processus. Les grands noms y figurent au même titre que les groupes moins connus et non moins géniaux qui, au fil de la lecture, ne manqueront pas de donner l’envie de découvrir ou de mieux connaître leur musique. D’autant que bon nombre de ces groupes ou de leurs musiciens sont encore actifs actuellement, c’est leur vie ! – Rytrut éditions

Groupes interviewés ou référencés : AdolescentsAdrenalin O.D., Agent Orange, Agnostic Front, Alice Donut, Alleycats, Angry Samoans, Antibodies, Articles of Faith, Avengers, Bad Brains, Bad Religion, Beastie Boys, Big Black, Big Boys, Black Flag, Butthole Surfers, Celibate Rifles, Channel 3, C.C.M., Circle Jerks, The Clash, The Damned, Dead Kennedys, Dead Milkmen, Descendents, Dickies, Dicks, D.O.A., The Dils, Die Kreuzen, D.R.I., The Eat, The Effigies, Electric Love Muffin, End Result, Even Worse, F, F.U.’s, Faith, False Prophets, Fang, Feederz, Fugazi, Gay Cowboys in Bondage, Gorilla Biscuits, Government Issue, The Gun Club, Gut Instinct, Happy Hate Me Nots, Hard-ons, The Hated, Heart Attack, Homo Picnic, Hüsker Dü, The Jam, JFA, Judge, Kraut, The Last, The Leaving Trains, Legal Weapon, The Lemonheads, Life Sentence, Loud Fast Rules, McRad, M.D.C., Meat Puppets, Minor Threat, Minutemen, Misfits, The Misguided, Mission of Burma, The Mortal Micronotz, Moving Targets, Naked Raygun, Necros, Negative Approach, Negative Element, Negative FX, Nihilistics, NoMeansNo, The Nuns, Offenders, Operation Ivy, Out Of Order, Pagan Faith, The Proletariat, Pure Hell, Ramones, Reagan Youth, Redd Kross, The Replacements, Rifle Sport, Roach Motel, Ruin, Sadistic Exploits, The Saints, Scram, Scrawl, Scream, Sex Pistols, Shades Apart, Sick of It All, Silver Abuse, The Slits, Sluggo, SOA, Social Distortion, Sonic Youth, Soul Asylum, SS Decontrol, The Stimulators, Strike Under, Suicidal Tendencies, The Suicide Commandos, Swans, Terveet Kadet, Thatcher on Acid, Toxic Reasons, Trouble Funk, T.S.O.L., The Vandals, UK Subs, Volcano Suns, Wipers, Y-DI, X, Youth Brigade, Zero Boys… entre autres.

Inclut des photographies de :

Marie Kanger-Born, Dixon Coulbourn, Brian Trudell, Justina Davies, Malcolm Riviera, Ed Arnaud, Geoff Cordner, Trent Nelson, Ben DeSoto, Sarah Kuhl, Jim Johnson, Lumpy Reppelent, Ed Farnsworth, Thor Swift, Tom Meehan, Jill Heath, Pat Mackle, Chris Carilli, Aj Wolf, Bill Rich, Stephanie Clarke, Dave Brown, Phillip Fuller, Jon Stain, Patrick Hogue.

GOING UNDERGROUND

CHAPITRES

Avant-propos (de l’auteur)

1. Germ Free Adolescence (Adolescence stérile)
intitulé d’après un titre de X-Ray Spex
2. Chemical Warfare
(Guerre chimique)

intitulé d’après un titre des Dead Kennedys
3. Police Story
(Roman policier)
intitulé d’après un titre de Black Flag
4. Leaving Babylon
(Quitter Babylone)
intitulé d’après un titre des Bad Brains
5. Jack on Fire
(Jack en feu)
intitulé d’après un titre de Gun Club
6. In a Free Land
(Dans un pays libre)
intitulé d’après un titre d’Hüsker Dü
7. Wild in the Street
(Sauvages dans les rues)
intitulé d’après un titre des Circle Jerks
8. Think I’ll Just Hang Out on Broad and South
(Je vais aller traîner sur Broad and South)
intitulé d’après un titre des Dead Milkmen
9. What Poor Gods We Do Make
(Quels pauvres dieux on fait)
intitulé d’après un titre de Naked Raygun
10. My Father’s Dreams
(Les rêves de mon père)
 intitulé d’après un titre des Articles of Faith
11. Emptying the Madhouse
(Libérer les fous)
intitulé d’après un titre d’Even Worse
12. Scortched Earth
(Terre brûlée)
intitulé d’après un titre des False Prophets
13. Miami Vice
14. It’s From the Heart
(Ça vient du cœur)

intitulé d’après un titre des Dicks
15. Lullabies Help the Brain Grow
(Les berceuses aident le cerveau à se développer)
intitulé d’après un titre des Big Boys
16. Every song is a Révolution
(Chaque chanson est une révolution)
intitulé d’après un titre des Hated
17. Masochism World
(Monde de masos)
intitulé d’après un titre d’Hüsker Dü
18. Sheer Terror
(Pure Terreur)
intitulé d’après un titre de Government Issue
19. Mommy Will Say
(Maman dira)
intitulé d’après un titre d’Electric Love Muffin
20. Dance With Me, My Dear
(Danse avec moi, très cher)
intitulé d’après un titre de T.S.O.L.
21. La torche électrique de Shorty
22. Out of the Picture
(Mis sur la touche)
intitulé d’après un titre de Marginal Man
23. Fearless Vampire Killers
(Intrépides tueurs de vampires)
intitulé d’après un titre des Bad Brains
24. Des punks en film
25. Pardon Me, I’m Only Bleeding
(Pardonnez-moi, je ne fais que saigner)

intitulé d’après un titre des Butthole Surfers
26. The Mouth That Roared
(La bouche qui rugit)
intitulé d’après un titre des Volcano Suns
27. When Kingdoms Fall and Daggers Rust
(Quand les royaumes tombent et les poignards rouillent)
intitulé d’après un titre de Marginal Man
28. Garder le DIY en vie
29. Nobody Wants an Alien
(Personne ne veut d’un alien)
intitulé d’après un titre des Wipers
30. All I Know is That I Don’t Know
(Tout ce que je sais est que je ne sais pas)
intitulé d’après un titre d’Operation Ivy
31. It is Stupid, It is My Noise
(C’est peut-être stupide, mais c’est mon bruit)
intitulé d’après un titre de Superchunk

Index des noms
Sources
A propos de l’auteur